samedi 9 octobre 2010
La parole belle
Christian Bobin, un livre inutile
vendredi 8 octobre 2010
Eveil
le silence, la simplicité, la sérénité, la confiance."
mardi 5 octobre 2010
Je vois
Moi qui ne sais pas ce qu'est le jour
Je peux voir bien plus loin qu'avec des yeux
Jusqu'au fond de tous les cieux
moi qui suis aveugle comme l'amour
Je vois ce que vous ne voyez pas
Je vois des galaxies
Où des enfants s'amusent à chat-perché
Des horizons de pluie
Où des oiseaux s'en reviennent l'été
Des Amériques s'éveiller
Et des musiques s'envoler
Je vois, moi qui n'ai pas de regard
Qui n'attends rien des miroirs
Ne riez pas, je vois
Quelqu'un venir de là-bas
Il marche à ma rencontre
Je le vois, il a les yeux si clairs
Aucun soleil au monde
Ne peut donner autant de lumière
Il peut faire brûler mille enfers
Illuminer tout l'Univers
Je vois, il vient du fond de la nuit
Du plus lointain des pays
Je vois le passant, là-bas, c'est lui
Moi qui ne sais pas ce qu'est le jour
Je vois ce que vous ne voyez pas
samedi 2 octobre 2010
Monde pourri - rosée
C'est léger comme le fardeau du monde que l'on a déposé .
C'est gratuit comme le pain partagé par l'ami quand l'argent a manqué.
C'est tranquille comme le temps qu'il reste jusqu'à la mort.
C'est libre comme le harceleur que l'on n'a pas écouté.
C'est tendre comme l'amour que l'on ressent un jour sans raison
C'est beau comme le dessin d'un cheval dans la grotte de Lascaux
C'est une parole du Christ:
"Où cours-tu, ne vois tu pas que le ciel est en toi ?"
vendredi 1 octobre 2010
La voix du silence
“Autrefois, je ne savais pas
qu'il est des mots qu'on entend pas…
Mais un soir, une ombre est venue,
qui m'a dit: "écoute un peu plus,
une voix te parle en mots inconnus.
Entends-tu tout bas la voix du silence?"
Je m’en suis allée promener,
les peupliers se sont penchés,
pour me raconter des histoires
qu'ils étaient les seuls à savoir.
Le vent, doucement, m'a parlé
j'entendais le chant des oiseaux
et la voix du silence…
Depuis, j'ai vu bien des gens
qui jetaient des mots à tous vents
et qui discutaient sans parler,
qui entendaient sans écouter.
Ils composaient des mélodies
que mille voix m'ont reprises
et leurs cris couvraient la voix du silence.
Les hommes ne voient plus les fleurs,
ils ont pris des rides au cœur,
ils espèrent en faisant du bruit
meubler le vide de leur vie.
Mes mots tombent sans faire un bruit
en gouttes de rosée étouffées
comme la voix du silence.
Toi, tu dors à mes cotés et je n'ose pas te parler,
de peur que mes mots se confondent
avec le bruit que fait le monde.
Je t'aime tant qu'un jour tu comprendras.
Tu m'entendras un jour crier les mots du silence…”
