samedi 29 janvier 2011

Derwent

D'abord j'ai reçu une boîte d'"Artist" pour mon anniversaire..
Ce fût pour moi la découverte des meilleurs crayons que j'aie jamais utilisés..



 
Ensuite, à Noël, ma petite sœur m'a offert des "coloursoft"
Millardedjou (comme on dit à Tournai) ! c'était encore mieux que les "artist"!!!
C'est doux, crémeux, ça couvre parfaitement bien le papier...

Ayant reçu une pub "derwent" avec la boîte de "coloursoft", j'ai eu envie d'avoir aussi quelques "inktens" .
Là, je ne vous cacherai pas pourtant que j'ai été un peu déçue .
Après l'éblouissement des "coloursoft", inktens, avec son petit trait sec et sa couleur moins chaleureuse, laisse la coloriste sur sa faim..



 
Depuis quelques temps, la nuit, dans mes rêves les plus fous, je voyais aussi les "drawing" me faire de l'œil.
Mon chéri d'amour a eu le grand tort d'emmener sa petite femme dépensière et déraisonnable au paradis du matériel d'art et badaboum....j'ai évidemment craqué pour 8 drawing.
Oufti !!! (comme on dit à Liège)
Je viens de tester mes drawing et c'est encore mieux que les "coloursoft "!
Potverdom !!! (comme on dit à Bruxelles)
Il faudra que j'aie toute la gamme !


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Encre de chine


Mon chéri d'amour m'avait dit, il y a quelques jours : "Et si tu essayais l'encre de chine ?"
Alors, cet après-midi, il m'a emmenée dans un grand magasin de matériel d'art (une espèce de paradis où je pourrais rester des heures) et nous avons acheté le matos...
Sitôt rentrée, sitôt au boulot...
J'ai pris pour exemple un portrait réalisé par une artiste de talent , Stéphanie Ledoux
et j'ai enchaîné les traits..
E là, whaou !!!The révélation !!!
La plume gratte délicieusement le papier , le trait est fin, noir, précis...
Le bonheur!
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jeudi 27 janvier 2011

Gouvernement et si on suivait la voie du Tao

On l'a bien compris, rien ne marche...: exterminateur, entraîneur, agitateur, manipulateur, crâneur, oppresseur...
On a beau explorer tout notre très riche patrimoine de mots en eur...rien ne va.

Que dirait donc Lao-Tseu en pareille situation ?

Et bien, il donnerait sa petite formule magique habituelle..
.
On ne fait plus rien !

Eh oui, on rentre chacun chez soi, on s'assied, on se repose, on expédie vite fait les affaires courantes, on garde le silence surtout ,on ne parle plus de rien , on n'y pense même plus et on laisse le Tao (ou la vie ) tranquillement nous donner la solution qui ,à n'en pas douter, viendra d'elle-même sans effort et sera parfaite...

Mais nous, les Belges, sommes nous prêts pour les idées avant-gardistes ( et reposantes) de ce bon vieux Lao ?
J'ai des doutes.

Justine Hénin et ses victoires

Justine a demandé qu'on la laisse tranquille quelques jours car la blessure est énorme et il faut qu'elle accuse le coup..
En effet, la blessure n'est pas celle que l'on croit.
Non, il ne s'agit pas de son coude (qui s'en remettra) mais bien de son ego..
Voilà de nombreuses années qu'il était chouchouté, porté aux nues cet ego et le voilà blessé, touché à mort...
Deux possibilités s'offrent à Justine .
Soit elle ne supportera pas cette blessure essentielle et elle passera le reste de sa vie entre regrets, souvenirs, dépressions, amertume et mal de vivre.
Soit, elle aura tôt fait de tuer le mourant et tous les bonheurs demeureront possibles..
Ce serait sa plus belle victoire. 

Laissons-la réfléchir

dimanche 23 janvier 2011

Le cahier à couverture rouge



Le cahier à couverture rouge
J'ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac pour écrire mon amour.
Non pas pour t'écrire, mon amour car je ne t'ai jamais écrit mon amour.
Mais il fallait enfin que j'écrive cet amour, celui que j'avais gardé tout au fond de moi
Comme une blessure intime et secrète jamais refermée...


Mon amour est apparu brutalement un jour de septembre.
Il a frappé ma jeunesse, mon innocence, mon ignorance.
Car je ne savais rien de l'amour, du temps ,du manque, de la souffrance.
Nous nous sommes croisés sur un pont et tu m'as regardée...


Ton regard , c'était un poignard.
En un instant et pour l'éternité,
Tout m'a été donné
L'amour, le temps, le manque et puis la souffrance...


Je l'ignorais alors mais c'était surtout elle que tu étais venu m'apprendre.
C'était ta mission, ta raison d'être sur ce pont.
Grâce à toi, mon amour, depuis ce jour-là et pour toujours,
Plus aucune souffrance ne m'est étrangère.....


A petit pas, jour après jour, j'en ai fait le tour.
Mais, grâce à toi aussi mon amour,
Sur la dernière page de mon cahier à couverture rouge,
Je suis capable d'écrire ce mot:
Compassion.


Catherine


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Le général majeur




Le général majeur.


Je suis morte ce matin et mon corps gît inanimé au fonds du trou noir où tu l'as laissé.
Toi le Général-Majeur, tu as ordonné à ton soldat plume de tirer sur moi à bout portant.
J'ai perdu la lumière et j'ai été projetée hors de la spirale du temps.


Quelque chose d'étrange s'est produit alors pour donner le change.
Quelqu'un que je ne connais pas, a pris ma place et mon apparence.
Quelqu'un qui, dans ma vie, s'est installé, qui s'applique à me ressembler.


Elle n'est pourtant qu'une ombre sans âme, usurpatrice d'identité,
Mais elle joue si bien mon rôle que personne ne l'a remarqué.
Combien de temps cela va-t-il durer avant que ton crime ne soit démasqué?


Catherine

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Les droits de la femme

Je dessine maintenant les illustrations pour mes anciens textes que l'on trouve sur je crie-j'écris



Le procès





C'est comme ça qu'on perd un procès
Celui qu'on vous fait, pauvres femmes
Sans vous entendre, sans vous comprendre,
Sans vous aimer, sans vous respecter,
Quand, dans la volonté de l'homme,
Vous êtes anéanties, aliénées.


Quand, pour lui, vous vous transformez,
En poupées de chiffons à déshabiller,
A surveiller, à contrôler, à bâillonner,
Négligeant vos besoins, acceptant la vie,
Seulement celle qu'on vous fait, pauvres femmes
C'est comme ça qu'on perd un procès.


Catherine
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Le dernier homme sur la terre

samedi 22 janvier 2011

Le fumier de Cayauval...






Tout d'abord parce qu'ils sont beaux et qu'ils sont appréciés par les vrais connaisseurs, par les artistes même, quand il en vient. La gamme des tonalités en est splendide qui va de l'or bruni des pailles pourrissantes à la feuille morte, au vieux havane, à la bure, aux rondeurs cuivrées du crottin neuf.
Les Cayauvalois en savent, des artistes, qui ont planté leur chevalet devant la butte fumante et ruisselante et qui en ont tiré la plus jolie des images parce que, pour fond, ils ont donné au fumier une vieille façade grise, qu'ils l'ont égayé de poules blanches, de poules noires, d'un coq gaulois, d'un semis de moineaux voletants. Et au
premier plan, ils ont peint une belle flaque mordorée où le ciel se reflétait en nuances crépusculaires. Du coup, les gens ont aimé leurs fumiers d'un cœur rénové par la découverte du beau. Ils n'y avaient jamais vu que l'utile, le fertilisant, le nourricier. Ils se sont surpris, parfois, à contempler rêveusement le reflet de leur maison, la lente procession des nuages d'argent et leur propre face aussi dans la flaque de purin, cette merveille qui a la couleur du carabe doré et dont la senteur éclaircit les idées et même dégrise parce qu'elle est celle de l'ammoniaque.
Et quel parfait tableau des fortunes rurales que ces fumiers!
L'homme du fisc en quête d'indices et qui saurait bien son métier y trouverait les éléments complets pour une exacte imposition. Fumier du pauvre nanti d'une seule vache et d'un vieux baudet, fumier de la veuve qui tire un profit illusoire de deux chèvres et d'un clapier. Ces fumiers-là sont touchants comme l'humilité, la détresse qui se refuse à mendier, le courage qui lutte, la dignité dans le malheur. Ils sont faits, ces pauvres fumiers, de quelques fougères et de hautes graminées cueillies au fond de bois lointains. Ils évoquent la pauvre vieille chaussée de bottines d'homme et qui pousse la brouette trop lourde dans le raidillon raboteux. Pour ce qu'ils représentent de silencieuse tristesse et de vaillante indigence, ces fumiers-là méritent un coup de chapeau.
Il y a, pour finir, "le" fumier, l'opulent, l'inégalable, le triomphant, celui de la cense. Au milieu de la cour rectangulaire de la grande ferme, celui-là est vaste, orgueilleux, ostentatoire. Lorsqu'à l'automne, on l'évacue vers les champs, il faut trois hommes, trois jours entiers et six chevaux pour l'épuiser et, l'affaire terminée, les gamins viennent contempler la fosse vide comme s'ils contemplaient un abîme. L'hiver, la flaque adjacente, grande comme un étang, leur fait une belle glissoire. Une fois, la glace a cédé. L'un des moutards est sorti du bain trempé comme une serpillère. Sa mère, d'abord angoissée, puis désolée, puis furieuse, a tordu les linges de son héritier au-dessus d'un carré de poireaux. Et quelques mois plus tard, l'aventure oubliée, le père l'a rappelée en reprochant au gamin:
"Tins qui t'asteus d'dins, t'aureus pu z'è prinde ène bètchie di pus...Dji n'ai jamais yeû des si bias porias!"
Arthur Masson